L'histoire se passe entre Thiviers et Saint-Jean de Côle, en voiture avec ma soeur qui n'en peut presque plus de la route Grenoble / Quelque part perdu dans le Sud-Ouest, sur laquelle nous nous trouvons depuis 6 bonnes heures dans le but d'assister à un mariage de famille. Puis le portable sonne, mon père qui s'inquiète :
Papa : - Pierre ? Vous êtes où la ? il est 16h10, la cérémonie commence à 16h00 ; c'est bien à Saint-Jean-de-Côle hein ... Et n'oublie pas ton alto, je te rappelle que tu es censé jouer à la messe ...
Moi : - On est au courant, on vient de se changer avec Claire, on arrive d'ici 10 minutes, je suis au courant pour l'alto, et puis quand bien même je l'aurais oublié, on va pas faire demi tour pour aller le chercher à Grenoble ... Quant aux partitions, désolé, mais j'ai vraiment pas eu le temps de les travailler alors je vais un peu déchiffrer / réinventer Mozart pendant la messe si tu n'y vois pas d'inconvénient ... Non, la faute à mes tortionnaires de patrons, on dira (ndR : il fallait bien une excuse presque bidon) ... Mais sinon, t'es chiant : en me téléphonant, tu as encore fait bugger ma trace GPS, comment vais-je pouvoir faire avancer le monde des données géographiques libres ; tu as pensé aux conséquences de ton acte, hein ?
Papa : - .........
Bref, la morale de cette histoire est certainement que la vie est une question de priorités (ou tout simplement qu'il faut que j'investisse dans un vrai bon GPS datalogger). Pour la petite histoire, ayant eu des bons retours de mon déchiffrage altistique, j'ose imaginer que ca a plu. Ou alors j'étais peut-être entouré d'hypocrites ; la prochaine fois je tacherai de soigner tout de même un peu plus quand on me demandera de jouer de l'alto à une cérémonie, parce que la, cela faisait plus figurant que concertiste. Et les traces GPS, dans tout ça ? il faut encore que je jette un coup d'oeil; mais j'ai un import massif et breton sur le feu.
(PS : Oui, il ne se passe pas grand chose par ici, il m'arrive d'avoir envie de dépoussiérer, mais bon ; pour ceux qui se demandent ce que je deviens, ca va, je suis vivant, toujours Chambérien ; depuis la dernière fois - i.e. depuis le dernier billet -, pas grand chose de neuf, j'ai suspendu mon compte facebook en attente de mieux, donc si vous voulez me contacter, il faudra dorénavant choisir un autre moyen)
Bonne soirée !
# · Aucun commentaireJe sais, cela fait un moment que je n'ai pas écrit par ici. Sans vouloir me justifier auprès de mes potentiels lecteurs, sachez que c'est avant tout dû à un manque profond de motivation, de réflexions diverses sur le fait que je pouvais éventuellement perdre mon temps à rédiger tout ca, ou encore le droit à l'oubli et les traces que l'on peut laisser sur internet. Et puis au fond, au point où j'en suis, peut-être qu'un jour mon employeur me reprochera de trouver des photos de moi sur un réseau social bien connu, devant un gigantesque plat de gauffres et avec un sourire provocateur. Bien, de toutes façons, ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
Tout d'abord, comme vous avez pu l'apprendre si vous me cotoyez ou si vous êtes lecteur assidu, oui, je n'habite plus Aix-en-Provence, et oui, tout va bien, le boulot tout ça, l'alto est en réparation, donc pour les loisirs musicaux, il va falloir patienter quelques jours. Ce n'est pas de tout cela non plus qu'il s'agit. Du moins, pas directement.
Mon nouveau boulot, comme j'avais eu l'occasion de l'expliquer à mes supérieurs, me plait dans le sens où l'on touche à un certain nombre de technologies - certes en rapport avec le web - mais il serait réducteur de penser que notre domaine d'activité se limite à la création de sites web, domaine d'activité de très nombreuses agences, et comme vous pouvez le constater par ici, je n'ai pas les talents d'artistes nécessaires pour justifier un emploi dans ce domaine. Le web-SIG réclame tout de même des compétences plus poussée que l'écriture de scripts PHP que l'on envoie sur un serveur FTP. Bref, la dessus, j'ai dû manger du python, du Java, et pléthore de langages divers et variés, et bien évidemment tout ce qui a trait au Web. Mais venons-en au byzutage qui a en quelque sorte joué le rôle de cadence parfaite de ma période d'essai.
J'ai en effet eu deux jours en début de semaine allouée à la mise en production (pas encore de lancement officiel) du projet sur lequel j'ai travaillé en majorité depuis mon arrivée. Et je me suis senti bien seul. Et c'était monstrueusement flippant. Dans l'idéal, on m'aurait donné l'administration d'un serveur tout neuf avec des noms de domaines pré-réglés pour configurer un serveur Web rapidement, modulo l'installation des différentes briques logicielles, tout aurait été réglé en une demi-journée voire moins. Mais non, c'eût été trop facile :-) Il a donc fallu traiter avec un serveur sur lequel tournait déjà 2 sites en production, et l'installation hâtive d'un python2.5 a complètement fait tomber l'un des sites. Indisponibilité pendant une nuit. Et j'en étais seul responsable. Je connaissais pourtant le système d'exploitation utilisé, j'avais pourtant pris le maximum de précautions. Et malgré cela, ... Bref, j'ai appris que le métier d'administrateur système était loin d'être aussi trivial que d'être un linuxien de tous les jours. Ca ne s'invente pas, il faut être un peu super-héros, ou James Bond des systèmes d'informations, mais au lieu de draguer des blondasses niaiseuses au service du KGB et conduire des Aston Martin, il nous faut avec nos seules mains et une bonne bobine de scotch numérique recoller les morceaux, avant que le client ne remarque quelquechose et ne déclenche une guerre nucléaire sous prétexte que l'on a joué à l'apprenti sorcier avec son serveur.
Donc après avoir passé une très mauvaise nuit, se réveiller à 4 heures du matin, ouvrir un oeil, et se dire "où j'en suis déjà ? ah oui, la nuit, pour le site du client que j'ai atomisé, on verra demain à tête reposée, cela ne sert à rien de stresser maintenant ...", avec l'aide de nos super-héros suisses (comprendre l'équipe de sysadmins), j'ai rapidement pu réparer et rétablir le service. S'en est suivi une journée à perdre une bataille contre des dépendances logicielles incompréhensibles, puis en rentrant dans le bus, j'ai eu une petite révélation. Arrivé chez moi, je me reconnecte, et en moins de 40 minutes, j'arrive à peu près à finaliser cette installation qui trainaît depuis trop longtemps.
Je passerai sur les aspects techniques (parce qu'on s'en fout au fond), mais finalement, même si j'ai "failli mourir" d'excès de stress, j'ai bien aimé cette expérience, cela m'a appris des choses - évidemment techniquement - sur la façon dont un administrateur peut avoir l'esprit tordu en terme de configuration serveur, mais aussi sur la maîtrise de soi, savoir relativiser sur les problêmes (au fond, tout le monde s'en foutait de son instance de django qui sert à répertorier des observations de feuilles qui tombent en automne, la preuve, l'indisponibilité est passée inaperçue), et puis j'ai signé "pour le meilleur et pour le pire" après tout.
Je me demande quelle sera la prochaine épreuve dans ce fort boyart professionnel, mais ce qu'il y a de sûr, c'est que je ne manquerai pas de l'aborder sous un angle différent dorénavant (en espérant que je serais moins trouillard et moins stressé que sur l'expérience dont il est question ici). Et puis au fond, le métier d'ingénieur, c'est savoir régler des problèmes (contrairement aux mauvaises langues qui diraient que ca consiste à tchatter sur gtalk à longueur de journée). Et je suis maintenant sûr d'une chose, je veux bien faire "un peu de sysadmin", mais jamais à temps plein.
# · 2 commentairesCela va bientôt faire un an que j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur, et un petit peu plus que j'ai commencé ma vie professionnelle à proprement parler. Donc c'est le moment d'être un peu nostalgique sans doute. Les gens "décalés" de ma promotion et ceux de la suivante vont donc bientôt recevoir à leur tour leur "bout de papier" attestant de leur capacité à intégrer le monde du travail.
Bref, cet instant visant à sceller les quelques années d'études passées à Belfort, je n'ai pas pu le vivre l'an dernier, non sans quelques regrets sans doute ; mais au fond, à quoi bon toute cette symbolique ? Est-ce que tout cela a un sens et nécessite de déployer des "vidéoprojecteurs 20 000 lumens Full HD" ? (non, cette information n'est pas tirée d'un de mes contacts facebook travaillant à la communication de mon école ; de surcroit, lorsque l'on apprend que la location de ces bestioles a couté 10 000 euros à l'école, je suis bien content que la force des choses m'ait poussé à ne pas cautionner ce genre d'initiatives l'an dernier, en séchant allégrement ma remise des diplomes pour cause de soucis ferroviaire ; je sais pas, ne pourrait-on pas "régler le problème de la faim dans le monde" en réinjectant les sous ailleurs ?). Est-ce réellement nécessaire toute cette mise en scène quasi-théatrale, petits fours et champagne, habillés en pingouins, et discours de grands pontes de la région Belfortaine opus 42 en crise économique dièse majeur ? Quoiqu'il en soit et en retrospective, j'ai bien aimé mon gala chaotique de l'an dernier. Heureusement que je pouvais compter sur vb, Bertrand et Barbu pour lui donner un sens inattendu ; mais plaisant, au vu du flou artistique mélant amertume et catastrophes avec lesquelles tout cela avait commencé.
Bertrand, tu me faisais remarquer à juste titre que je désertais un peu ce blog ; alors ce billet est pour toi, à défaut de venir au Congo t'organiser ta remise des diplômes entre deux bananiers de l'ambassade de France, tu as toute mes félicitations, pour les bons moments qu'on a pu passer en ta compagnie durant ces 5 ans et plus (et les bons moments à venir), je te donne même le mineur de la jovialité à l'unanimité ! (Et bien entendu, bravo à tous les autres diplomés cette année, cela va de soi, et amusez-vous bien).
# · Aucun commentaireIl y a pire que la crise financière, la grippe H1N1, ou autres fléaux de notre monde moderne ; il y a la folie furieuse dépensière du frangin. Ainsi, suite à une pulsion consumériste, nous avons finalement craqué avec Benoit, et nous avons fait chacun l'acquisition d'un Neo Freerunner (comprendre pour le non-geek un téléphone libre).
# · Lire toute l'histoire · 6 commentairesJ'ai hésité à appeler ce billet "Démission, mode d'emploi", mais n'étant probablement pas un maître en la matière et préférant cibler le thème sur mon futur changement radical de vie, je me contenterai d'un titre pour le moins geek, mais si représentatif de mon état d'esprit actuel et de mon intention de donner un "bon coup de barre vers Nord". (Billet très personnel, c'est là normalement tout l'intéret d'un blog, mais je préfère prévenir mes lecteurs que si vous n'avez pas de motivation pour le lire, je ne vous en voudrai pas).
Cela fait un petit moment qu'il ne se passe pas grand chose par ici ; et pour cause, j'étais assez occupé ces derniers temps à travailler à un changement de mon écosystème vital. Depuis deux mois, plus ou moins calme (pour cause de période de vacances, et accessoirement de recherche d'emploi), mon appartement a été plutot délaissé au profit de petits séjours dans un certain nombre de coins de l'hexagone, ou squatté par des amis. Et le retour à la réalité, "seul contre tous", fut assez douloureux. D'où le besoin de remédier à la situation actuelle.
Je viens donc de m'engager pour un travail bien plus intéressant comparé à ma situation actuelle, sur le plan de l'intéret professionel que je peux y porter, mais aussi vis à vis de son positionnement géographique. En effet, quitter Aix-en-Provence était un peu mon leitmotiv depuis ... presque le début. S'en suit la nécessité de "remercier" mes employeurs actuels.
Et c'est un peu là que tout se complique, la "confrontation finale" étant prévue pour demain ; en effet, il faudrait être un demeuré pour imaginer que l'on va me laisser partir sans explication à donner. Comment leur expliquer que là où la majorité de mes collègues estiment vivre dans un véritable paradis sur Terre, je n'y voies qu'un enfer climatique, et un Néant social et culturel ? Comment, sans réellement avoir déjà exposé le problème de mon désintéret pour ce que je fais depuis janvier dernier, leur expliquer que non content de subir un véritable suicide social, mon activité professionnelle ne me fournit aucune satisfaction intellectuelle ? Comment aborder tous ces sujets sans tomber dans une folie virulente et sanguinaire ? On appelle cela tout simplement un subtil mélange à base de diplomatie et de sang-froid, mais c'est pour l'instant basé sur une bonne insomnie, et un travail fastidieux des méninges.
Réjouissons-nous, j'ai déjà plus ou moins préparé le terrain et un certain nombre de mes collègues sont d'ores et déjà au courant (pour peu qu'ils tombent sur ce billet ...) ; surtout lorsque je parles de vacances en Bretagne à table et qu'un de mes supérieurs réagit - appréciez la fierté de l'Aixois de base - ainsi :
- En Bretagne ? J'espère que tu as pris des antidépresseurs, il pleut tout le temps la bas ...
La seule chose d'intelligible à lui répondre a alors été de ma part :
- Les antidépresseurs, je les garde pour Aix.
Bref, vous l'aurez compris, j'axerai mon débat demain (ou plutot aujourd'hui) sur le fait que la région ne me plait pas, et que l'orientation professionnelle non plus (voir billet précédent sur les geeks et les méthodes formelles). Mais en attendant, je ne suis pas sur de passer une bonne nuit, et qui plus est, je me retourne le cerveau dans tous les sens afin d'imaginer et d'anticiper les "coups de l'adversaire". Il me faudra donc un bouclier, une arme et une bonne paire de spartiates dans l'arêne pour sauver ma peau. Reste donc plus qu'à trouver en quoi correspondent ces différents items d'un point de vue métaphorique, et j'ai heureusement toute la nuit devant moi ...
Épisode 2 (ou, "la suite") : Malgré l'impression d'hier que certains me tiraient une tête un soupçon "endeuillée", il va vraiment falloir que j'évolue, et d'arréter de croire que le monde est sans cesse contre moi ; en effet, là où je pensais déclencher un "bain de sang émotionnel", je suis tombé sur des gens tout à faits compréhensifs et cherchant le dialogue, et le mieux pour les deux parties. Reste à voir si mon départ pourra être anticipé ou pas, la réponse d'ici la fin de la semaine. Mais dans tous les cas, cette aventure a été une bonne expérience, dans le sens où je pense avoir gagné des niveaux en gestion des relations sociales en milieu professionel. Pour finir avec une phrase bien "cliché", je dirais que c'est "une bonne école de la vie". A suivre.
# · 4 commentairesDepuis 1936 et Léon Blum, les salariés Français ont droit à des congés payés ; c'est complètement "bateau" de commencer un billet comme ça, j'en suis conscient et vous m'en excuserez, mais on aurait tort de ne pas en profiter. Bref, comme j'en avais un peu marre de la Provence et de son climat invivable, j'ai décidé de poser une petite semaine ; qui plus est, le boulot était calme depuis quelques jours. Pour l'instant cela commence avec l'achat d'un billet de train pour la Bretagne Sud avec du TGV + métro + TGV, pour un total d'environ 1400 km en quelques heures.
Sinon, en consultant mes mails à la gare (bien qu'à deux minutes de chez moi) via un hotspot de mon FAI, je me suis demandé pourquoi, avec le nombre d'abonnés Internet en France ayant des genres de set-top-box (Freebox ou autres) on ne pourrait pas imaginer mettre à profit ces dispositifs informatiques pour permettre d'avoir un genre de méga-application de calcul distribué ? C'est vrai, vu le nombre de services que ces boites sont succeptibles de proposer (téléphone, internet, télévision), elles doivent avoir "sous le capot" une puissance de calcul non négligeable (multiplié par le nombre d'abonnés), qui ne sert la plupart du temps à rien (quand l'abonné n'est pas chez lui, ou tout simplement en vacances). Et pourquoi on ne pourrait pas imaginer un accord entre fournisseurs d'accès pour avoir un service de connexion WiFi universel ? Tout le monde ne peut pas avoir un abonnement chez chacun d'entre eux pour se connecter de n'importe où. Dommage qu'on ne vive pas dans un monde de bisounours sans doute, ca pourrait etre utile ... :-)
Bref, je vous laisse, lecteurs arrivés ici par hasard ou les habitués, à ces réflexions qui ne mènent sans doute nulle part, et je vais commencer à savourer mes vacances par la préparation de mon sac. A bientot peut-être, quand le génome humain aura peut-être été décodé entièrement par Free ou ses concurrents.
# · 2 commentairesJ'ai tenté ce soir un rendu spécifique aux lignes de trains d'après les données glanées par nous autres contributeurs assidus de la SNCF. Le choix des couleurs est certes criticable, mais c'est très inspiré des couleurs par défaut de Mapnik.

C'est joli non ? :-) et assez précis : en effet, même la ligne du "tire-bouchon" (la ligne assurant le lien Auray / Presqu'île de Quiberon en Bretagne, sans grand intéret si ce n'est touristique ou pour les passionés de trains) est présente. Après, bon, c'est vrai qu'on y trouve des trous. Erreurs ou négligences lors de l'élaboration de mon fichier de style pour la carte ? A vrai dire je ne sais pas, mais je trouve que l'on est relativement proche de la carte proposée par Réseaux Ferrés de France. Cela me démange de leur écrire afin de savoir s'ils n'auraient pas des données exploitables (et intégrables, soucis de licenses mis à part) à OpenStreetMap.
Je ne pense pas être un passionné de chemins de fer, mais à force de prendre le train assez souvent ces derniers temps - mon budget SNCF a dû avoisiner les 300 euros rien que ce mois-ci -, je pense que l'on pourrait donner une teinte à OpenStreetMap un peu plus (euh ?) "tchoutchou". C'est vrai, pourquoi n'y aurait-il que des cyclistes et des randonneurs dans ce projet, sachant qu'on doit tout de même avoir un patrimoine relativement riche en France concernant le domaine du ferroviaire qui ne demande qu'à être mis en valeur ?
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Drôle de constat, drôle d'idée d'accepter une offre d'emploi dans une boite qui ne vit que par et pour les méthodes formelles et tenter en même temps de répondre à une question pareille environ un an après avoir signé. J'ai pu parcourir diverses réflexions en tentant d'y répondre. Avant d'aller plus loin, notez que les propos tenus ici n'engagent que moi, me sont totalement personnels, et ne sauraient engager en aucun cas mon employeur.
D'après un ami étudiant à Paris XII, un des rares établissements de l'enseignement supérieur à s'intéresser aux méthodes formelles, cela est dû à la pauvreté du marché des logiciels dans le domaine ; il est vrai qu'avant, il n'existait à vrai dire que des outils hors de portée du geek : non-libre, à la license à des tarifs exhorbitants. Aujourd'hui ? A moins de suivre des cours ou des formations, je pense qu'on peut faire le même constat ; l'entreprise dans laquelle je travaille faisant certes des efforts pour tenter de séduire un public plus large vis à vis de l'utilisation de la méthode B, il n'en reste pas moins que sans formation ni cours sur le sujet, avec utilisation pratique des logiciels utilisés, cette méthode est selon moi inutilisable en l'état pour le public de geeks éventuellement motivé par le sujet. On est en effet encore loin des tutoriels qui font foison dans d'autres domaines de l'ingénierie informatique.
De mon constat personnel, je serais plus pragmatique : Vous avez déjà vu un geek qui possède chez lui une rame de métro ? Le principal intéret de ces méthodes est leur utilisation dans le cadre du développement de logiciels sécuritaires (i.e. partout où la vie des gens peut potentiellement être mise en danger par des appareils quelconques). Le geek a tendance à s'intéresser plus à (disons) des "équipements" sur lequel on peut rapidement voir les "effets", par exemple une LED qui clignote reliée à un microcontrolleur piloté par port série, l'installation d'un OS sur un lecteur de DVD, le démontage d'une freebox, le tracé de données géographiques libres pour le "bien commun" (tiens donc ?) ... En général toutes ces activités "de geek" sont animées par le besoin d'obtenir un résultat "palpable" / "exploitable" rapidement, ce qui n'est pas envisageable dans le cas de l'utilisation de méthodes formelles selon moi - sauf si vous êtes assez pervers pour installer une porte palière à l'entrée de votre salle de bain. Ensuite, en ce qui concerne le développement en lui-même (pour le peu que je connaisse des développements en B). L'impression que me donne la maigre expérience au sein de l'entreprise dans laquelle je travaille, est qu'il est nécessaire pour coder une pauvre boucle, de la spécifier une première fois dans un fichier, et d'écrire son implémentation dans un deuxième, etc. Ce besoin permanent de spécifier, (éventuellement) raffiner, et implémenter fait que la complexité des projets devient rapidement gargantuesque. Pour ma part, cela me donne l'impression de faire n fois les mêmes choses, et se retrouver avec 15 fichiers ouverts pour l'équivalent d'un while (machin == true) {} m'exaspère. Ceci explique sans doute aussi pourquoi le développement de logiciels autres que ceux dont la spécificité est évoquée plus haut ne connait pas vraiment de succès. Si vous souhaitez coder un système d'exploitation en utilisant des méthodes formelles, prévoyez quelques siècles de travail ... Et après, avons-nous besoin de rajouter des "invariants de boucle" quand on souhaite énumérer tous les périphériques présents sur une chaîne USB ? Est-ce si grave que la pile IP de linux utilise un entier non signé de 32 bits pour décrire le nombre d'octets échangés sur une interface réseau ? Si débordement il y a, cela boucle sans pour autant provoquer d'explosions nucléaires ? Certes, mon expérience dans le domaine n'est peut-être pas suffisante pour statuer sur la question, mais une chose est sûre, je n'ai pas spécialement envie de m'y intéresser d'avantage.
Bref, tout l'avenir de mon orientation professionnelle repose sur cette question ; l'important dans le domaine n'étant pas de prendre de décisions hâtives, mais wait and see, dira-t'on ...
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Hier j'ai présenté, en collaboration avec un membre de l'AXUL lors d'une réunion mensuelle de cette association le projet OpenStreetMap ; projet que j'ai rejoint il y a maintenant 1 an et quelques mois. "L'auditoire" n'était pas spécialement nombreux - une petite dizaine d'habitués -, mais c'était agréable d'être en face de personnes intéressées par le sujet, et qui ont apparemment apprécié la présentation.
La première partie, traitée par mon co-contributeur, abordait l'aspect "Qu'est-ce qu'un GPS ? comment mapper sur OSM ?", tandis que je me suis plus attardé sur l'aspect de "la communauté" et l'exploitation possible des données avec des technologies libres. Ainsi, j'ai pu passer en revue les différents canaux d'échanges autour du projet, et aborder Mapnik, OpenLayers, PostGreSQL / PostGIS, et donner quelques exemples de requêtes géographiques. Je mets à disposition quelques documents utilisés :
- Les exemples de requêtes spatiales
Il y a eu beaucoup de questions durant cette présentation, notamment sur comment se passait le "contrôle" des contributions, afin d'éviter le vandalisme notamment. On se rend compte que dans ce genre de cas, il n'est pas toujours facile de donner des réponses, surtout quand la question provient d'un géomêtre passioné ; dans un domaine où je pensais que retranscrire "la réalité" était beaucoup plus facile sur OpenStreetMap que sur Wikipedia par exemple (il était à mon avis plus simple de rester neutre en traçant des cartes qu'en rédigeant des articles sur l'encyclopédie libre), c'est au final bien plus subtil que cela en a l'air, qu'il est "facile" finalement de dire ce que l'on veut et de faire passer une information non neutre (même de façon totalement inconsciente) sur une carte.
Nous avons cloturé cette présentation (qui a duré quand même quelques heures !) par la projection de la vidéo réalisée par Peter Ito à l'occasion de la nouvelle année 2009.
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